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Vincent Ferries

Apprenti artisan logiciel polyglotte

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Me revoila, après une période mouvementée qui m’a quelque peu éloigné de mon blog. J’ai pas mal de sujets dans la besace que j’aimerais partager avec vous encore, ma situation personnelle étant en train de grandement évoluer. Je me garde tous ces sujets sous le coude pour les semaines à venir et commence avec le premier d’entre eux qui est le weekend que j’ai passé au GeekCamp du 18 au 20 septembre dernier.

Quoi qu’est-ce ?

Avec le Software Craftsmanship, nous avons pour habitude d’organiser un événement très proche du GeekCamp en terme de concept depuis quelques années, que l’on appelle DevOpenSud. On se retrouve le temps de quelques jours (le plus souvent un weekend) pour partager un moment entre développeurs. D’ailleurs, je vous en ai déjà parlé ici et , mais en fait, j’en ai fait au moins 4 en tout, le plus souvent dans la montagne.

On y applique la loi des deux pieds, souvent exprimée en ces termes :

Si à n’importe quel moment, vous vous trouvez dans une situation où vous n’apprenez rien, n’apportez ni ne contribuez rien, servez-vous de vos deux pieds et rendez-vous à un endroit qui vous plaira davantage et où vous serez plus productif.

On ajoute là dessus un peu de non organisation, où rien n’est prévu à l’avance et s’organise ce que les gens ont envie d’organiser. C’est assez proche des unconferences, avec un cadre moins formel que ce que l’on peut retrouver à SoCraTes (Software Craftsmanship and Tests), du moins d’après ce qu’on m’en a dit.

Le GeekCamp est organisé par des Bordelais (personne n’est parfait), et se déroulait à la salle des fêtes de Ruffiac, perdue au milieu des champs. Nous étions une vingtaine d’irréductibles, ce qui est légèrement plus que nos éditions Toulousaines.

Vue d'ensemble

Activités

Ce qui m’a été vendu, c’était les bières et le barbecue.Il m’en faut rarement plus pour être content. On a été plutôt bien servis de ce côté là : une tireuse avec de la bière artisanale locale, de bonnes grillades et des légumes.

Alors bien entendu on a codé, j’ai par exemple pu porter mon implémentation du jeu de la vie en Haskell dans un navigateur web. Cela m’a d’ailleurs bien fait me tirer les cheveux pour trouver ce qui clochait dans les performances de mon implémentation avant d’arriver à en mettre au point une autre un peu moins mauvaise. Le prétexte d’une conférence avec le SCT m’a poussé à mettre tout cela en forme.

Javascript a encore une fois été au centre de toutes les attentions. On a essayé de mettre au point une table en Vanilla JS (sans Djikéry quoi) avec tri des colonnes, drag & drop etc. On a ensuite discuté de NPM, de WebPack, de si Grunt et Gulp avaient vraiment une raison d’être. Ce sujet est un peu un thème récurrent dernièrement. Enfin, on a aussi fait un petit atelier pour redécouvrir en mob programming l’utilisation des webcomponents en Javascript pur (sans passer par une surcouche telle que Polymer). Et là je ne vous parle que de quelques uns de ceux auxquels j’ai participé un peu activement, d’autres sujets et projets étant lancés sans cesse en parallèle.

Cette fois, c’était moins sport et plein air mis à part un courageux parti courir et ma slackline qui est venue se greffer entre un arbre et un poteau. Par contre on a beaucoup discuté à propos d’économie, de monnaies alternatives, des communs…

Petite découverte du jeu Space Team sur mobile, très très drôle ! Les gens hurlent dans tous les sens des phrases folles comme “armez les plasmatrons”, “Mettez la jauge hyperspace à Off”, la tension est palpable. Essayez ça en groupe si vous ne me croyez pas !

Extreme Startup

Je fais un point spécial sur l’expérience Extreme Startup parce que cela nous a tellement plu qu’on a décidé d’en organiser un avec le Software Craftsmanship Toulouse pas plus tard que mercredi dernier.

Le concept est assez simple, il y a un serveur principal. Les participants créent leur propre serveur et s’enregistrent auprès du serveur central qui leur enverra par la suite des requêtes contenant une question. Les questions sont envoyées avec une fréquence assez rapide (quelques secondes). On marque des points si on répond bien, on en perd si on répond mal et on en perd beaucoup si on ne répond pas.

Je n’irai pas plus loin dans l’explication, de peur de dévoiler des informations qui nuiraient à l’intérêt de l’exercice, mais on s’est vraiment régalé !

La nouvelle session a SCT nous a bien donné envie d’améliorer le concept : il manquait cette fois un graphique avec les scores. Les participants ont eu pas mal de difficultés à monter leur environnement initial, la prochaine fois, je forcerai les gens qui n’ont pas réussi dans un délai minimum à récupérer une version prépackagée sur le langage de leur choix.

Autre différence fondamentale entre nos deux essais, la première fois, certains ont cherché à contourner le système (je taierai ici leurs idées pour ne pas polluer vos premières expériences), la seconde pas du tout.

Promis, pour la prochaine fois, je prépare aussi de petites surprises dans les questions !